Développer sa pratique professionnelle de manager par l'intelligence collective

Améliorer sa pratique professionnelle est une chose auquel tout actif est confronté en permanence.

A une époque où le changement avance à une vitesse exponentielle, rester sur ses acquis, conduit tout droit à l'échec.

À une époque où le changement avance à une vitesse exponentielle, rester sur ses acquis, conduit tout droit à l'échec.

Internet a profondément modifié le modèle de consommation des individus, nous sommes devenus plus autonomes, les blogs, les MOOC, les ebooks, offrent une large panoplie de moyens d’accéder au savoir. L’information est accessible à n’importe quel moment et à n’importe quel endroit. Il n’en reste pas moins que l’autoapprenant reste seul face à son interprétation et sa compréhension du sujet qu’il étudie. Et si dans l’entreprise certains peuvent confronter leur connaissance avec celles de leurs collègues pour valider et affiner leurs compétences, certains professionnels restent désespérément seuls avec leurs difficultés.

La société élitiste dans laquelle nous vivons, la diabolisation de l’échec dans certains pays d’Europe contribuent à cette solitude. Avouer à un collègue à un subalterne ou à son patron que l’on ne sait pas ou plus comment résoudre telle ou telle problématique n’est pas aisé.  Ceci est particulièrement vrai chez les managers intermédiaires, mais bien d’autres professions sont concernées.

Ceci est vrai pour :

  • les dirigeants
  • les professions libérales,
  • les consultants, les formateurs, et autres freelances
  • des membres d’un CODIR peuvent également se trouver dans cette situation.

La formation professionnelle inter entreprise offre de multiples réponses aux besoins de ces personnes. Pour que cette formation apporte une réflexion dans l’action et sur l’action, il est important qu’elle s’inscrive dans des cycles longs qui peuvent être coûteux, non appropriés et pas toujours adaptés.

Il existe cependant d’autres solutions innovantes.

Inspiré par l’ouvrage d’Adrien PAYETTE, Claude CHAMPAGNE expérimenta en 1994 un nouveau modèle d’apprentissage au sein d’un groupe de ses collègues dans un hôpital au Québec.

Les deux hommes se rencontrèrent et formalisèrent un guide de cette approche aux multiples vertus qu’ils nommèrent le « CODEVELOPPEMENT PROFESSIONNEL. »

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Qu’est-ce que le groupe de codéveloppement professionnel ? 

C’est une pratique qui s’exerce dans un domaine essentiellement professionnel. Elle a pour objectif de permettre à chaque participant d’améliorer la pratique de son métier. Cela, cela implique que les participants de ce groupe exercent un métier semblable, rencontrent le même type de défi et aient des enjeux significatifs.

La notion de « développement » sous-entend un changement à travers l’apprentissage et l’expérimentation. Il s’agit tout autant de progression du savoir-faire que du savoir-être dans la pratique de son métier.

Le « CO » de développement est probablement la partie la plus importante de cette démarche. En effet, on trouve souvent des limites à l’apprentissage individuel. La multiplicité des approches des participants du groupe, dans la façon d’exercer leur activité et de résoudre les problèmes qu’ils rencontrent, participe à l’enrichissement de chacun.

Comment fonctionne le groupe de codéveloppement personnel ?

Une fois qu’il a été créé, chaque membre du groupe s’engage pour participer aux réunions sur une durée et avec une fréquence de séances. C’est en quelque sorte un contrat que chacun signe en connaissance de cause.

Nous considérons que le bon fonctionnement du groupe réside sur 4 vertus essentielles que doivent partager ses participants. 4 vertus que je résumerai ainsi :

  • La bienveillance,
  • l’engagement dans la recherche d’efficacité,
  • la confidentialité
  • et la sincérité.

Quels sont les bénéfices de cette discipline ?

Il y a un an j’ai créé un Groupe de CoDévtPro avec des coachs d’entreprises et j’y participe activement

Ce Groupe a un double objectif : faire du codéveloppement (je ne mettrai pas de virgule ici) de notre métier et de la discipline elle-même. Pour cette raison, l’animation est confiée à tour de rôle à chaque participant, contrairement à d’autres groupes où la charge de la conduite de la réunion revient à un animateur expert de la méthode.

À titre personnel j’ai vécu tour à tour les 3 positions « ANIMATEUR ? CONSULTANT CLIENT ».

Le rôle « d’ANIMATEUR » enseigne la pertinence et la rigueur de la méthode. Cette position qui impose beaucoup de recul souligne les règles incontournables que chaque participant doit respecter. Il conduit le groupe dans le respect des valeurs de la discipline : bienveillance, respect, humilité, engagement, aide et soutien.

Les « CONSULTANTS » trouvent de par leur activité semblable à celles des « CLIENTS » des problématiques qu’ils rencontrent ou ont rencontrées. Comme il est plus facile de conseiller les autres que soi-même, ils tirent un bénéfice direct des conseils prodigués et de surcroît ils s’enrichissent des solutions et des points de vue de leurs pairs. Le retour du client sur l’efficacité des actions menées lors des séances suivantes vient encore enrichir l’expérience.

Lorsque l’on est « CLIENT », on apprend à formuler clairement sa demande, les questions d’éclaircissement des « CONSULTANTS » contribuent pour beaucoup à cet apprentissage. Souvent, le curseur est déplacé et le véritable défi apparaît là où ils n’étaient pas attendus. » Le Client » tire la quintessence de la multiplicité des conseils qui lui sont apportés, il expose son plan d’action au groupe en apportant parfois ses propres solutions. Il rend compte de son avancement et des résultats obtenus lors d’une séance suivante. Pour lui il s'agit vraiment de (formaction.)

En résumé, cette discipline est très enrichissante, car elle permet :

  • D’apprendre à être plus efficace.
  • De comprendre et de formaliser ces modèles.
  • De prendre du recul par rapport à la pratique de son métier.
  • D’avoir un groupe d’appartenance.
  • De consolider son identité professionnelle.
  • D’apprendre à aider et à être aidé.
  • De savourer le plaisir d’apprendre.

 

 

Si la création d’un groupe de codéveloppement vous tente, je vous ferais partager mon expérience avec plaisir, contactez-moi.

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Améliorer sa pratique professionnelle est une chose auquel tout actif est confronté en permanence.

A une époque où le changement avance à une vitesse exponentielle, rester sur ses acquis, conduit tout droit à l'échec.

À une époque où le changement avance à une vitesse exponentielle, rester sur ses acquis, conduit tout droit à l'échec.

Internet a profondément modifié le modèle de consommation des individus, nous sommes devenus plus autonomes, les blogs, les MOOC, les ebooks, offrent une large panoplie de moyens d’accéder au savoir. L’information est accessible à n’importe quel moment et à n’importe quel endroit. Il n’en reste pas moins que l’autoapprenant reste seul face à son interprétation et sa compréhension du sujet qu’il étudie. Et si dans l’entreprise certains peuvent confronter leur connaissance avec celles de leurs collègues pour valider et affiner leurs compétences, certains professionnels restent désespérément seuls avec leurs difficultés.

La société élitiste dans laquelle nous vivons, la diabolisation de l’échec dans certains pays d’Europe contribuent à cette solitude. Avouer à un collègue à un subalterne ou à son patron que l’on ne sait pas ou plus comment résoudre telle ou telle problématique n’est pas aisé.  Ceci est particulièrement vrai chez les managers intermédiaires, mais bien d’autres professions sont concernées.

Ceci est vrai pour :

  • les dirigeants
  • les professions libérales,
  • les consultants, les formateurs, et autres freelances
  • des membres d’un CODIR peuvent également se trouver dans cette situation.

La formation professionnelle inter entreprise offre de multiples réponses aux besoins de ces personnes. Pour que cette formation apporte une réflexion dans l’action et sur l’action, il est important qu’elle s’inscrive dans des cycles longs qui peuvent être coûteux, non appropriés et pas toujours adaptés.

Il existe cependant d’autres solutions innovantes.

« Qu’est-ce qui a changé sur votre marché, pour vous, ces dernières années ? »

Une des réponses posées lors d’une enquête ligne, dans le but de préparer une formation sur le « passage de la vente de produits à la vente de solution » Programme Mercuri International, m’avait intrigué. La réponse était « … et la grande conso évolue extrêmement rapidement avec l'arrivée des GAFA et BATX »

Le début de la formation avait amené des interrogations de la part des participants sur l’avenir du métier de commercial et la nécessité de revoir les compétences nécessaires pour continuer de l’exercer avec efficience.

Les commerciaux vont-ils disparaître ? Mon premier patron m’avait affirmé le contraire : « Nous en aurons toujours besoin » disait-il « c’est un des seuls métiers qui ne changera pas. »

Aujourd’hui, je peux affirmer qu’il avait tort, du moins en partie. C’est un des métiers qui a le plus changé. Je lui concède que les techniques de vente utilisées par la plupart des commerciaux restent souvent les mêmes que celles d’il y 20 ans. Les clients cependant, en sont de plus en plus agacés. Les commerciaux ne vont peut-être pas disparaitre, mais ils ne s’appelleront plus Léa, Mounia, Jérôme, ou Gwenaël. On ne les nommera pas non plus Nabuchodonosor (car il semble que ce soit pris[1]), mais « assistant google », ou « TRX153. »

La lecture d’un article trouvé sur Marketing land, vient de nous en apporter une bonne confirmation :

« La deuxième acquisition technologique de McDonald's cette année indique une évolution vers une expérience client axée sur la technologie. Le leader du fastfood américain avait déjà acquis Dynamic Yield, une technologie de personnalisation et de logique de décision, qu’elle envisage de faire fonctionner dans tous les systèmes de drive américain et australien d’ici la fin de l’année. » Hier avec l’annonce de l’acquisition du fournisseur de technologie vocale Apprente, les clients de McDonald’s pourraient bientôt vivre une expérience très différente lorsqu’ils passeront une commande.

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